samedi 18 mai 2013

Abigail à sa fille Louisa

A la fin de sa vie, Abigail écrivit ce message poignant dans la couverture de son journal de 1874 :

January 1st, 1874

To my Louisa! Beloved daughter! 

I place at thy disposal of your judgment this, and all other of my diaries ; to keep for reference, or to destroy for safety, my hopes, fears, aspirations, have been uttered fearlessly, believing this utterance, or prayer or complaint should be know only to that power which can bestow, protect, or relieve. 
May you survive me, to consummate to perfection, the march of life you have so nobly begun, so successfully pursued, so generously shared with those whose exertions have been thus far, pursued with less success or reward. 
May you have good health as you have the good heart to live and love, Long! Long! 

Marmee

(Extrait de My heart is boundless : Writings of Abigail May Alcott, Louisa's Mother - Edited by Eve LaPlante)


(The End of the Day William Sergeant Kendall)

samedi 11 mai 2013

Illustrations






De belles illustrations de Little Women mais aussi de Daddy-Long-Legs, Anne of Green Gables et autres classiques sur ce site : http://www.picturebook-illust.com

Qui était la mère de Louisa?

(Abigail et Louisa en 1865)

My heart is boundless, (Mon cœur est sans limite) Writings of Abigail May Alcott, Louisa's Mother est un ouvrage passionnant regroupant, pour la première fois, des lettres et des extraits de journaux d'Abigail, la mère de Louisa. Il fait écho au livre d'Eve LaPlante (quel joli nom!), Marmee and Louisa. Eve LaPlante est une descendante de Samuel Joseph May, le frère d'Abigail.


Si je devais résumer ma lecture en une phrase, je citerais Abigail elle-même : What a volume might be written on the Heroines of private life!
A la lecture de Little Women, on se rend bien compte du rôle primordial que joue Marmee dans le destin de Jo. Il en va de même pour Abigail et Louisa. 
Il est certain que Louisa n'aurait pas été la même sans une mère aussi forte et aussi brillante (j'ai lu qu'Eve LaPlante considérait même qu'à certains égards, son talent surpassait celui de sa célèbre fille). Elle a toujours incité ses filles à cultiver leurs talents et leur indépendance à l'encontre du mode de pensée de l'époque. Abigail était une femme résolument moderne et je retrouve en elle, de nombreux traits de Louisa.
Abigail était une femme ambitieuse et passionnée. Elle semble avoir connu beaucoup de frustration et de colère tant au coeur de la société en général qu'au sein de son propre couple.
Jeune, elle ne s'était pas prédestinée au mariage et souhaitait avant tout poursuivre ses études pour devenir écrivain ou enseignante. Bronson lui a fait la cour pendant trois ans! Elle a été charmée par sa modestie, son calme et ses ambitions honnêtes. Sa vie avec Bronson n'a pas été de tout repos car, comme vous le savez sans doute, ses projets n'ont pas connu immédiatement le succès. Abigail a donc dû tenir la maisonnée à bout de bras et faire sans cesse des économies. Economy shall be my study...
On ressent beaucoup d'inquiétude dans ses écrits et d'incompréhension par rapport à son mari qui manquait cruellement de pragmatisme. On comprend mieux pourquoi Louisa voulait tant protéger sa famille de la pauvreté.
Toute sa vie, malgré les difficultés, Abigail n'a cessé d'apprendre et de se battre pour des causes justes (rappelons qu'elle était antiesclavagiste). Il faut savoir que son frère Samuel, à qui elle écrivait régulièrement, était lui aussi activiste et qu'il a beaucoup soutenu sa sœur dans ses projets.
Sa foi, son courage et sa persévérance ont fait d'elle le pilier de la famille malgré un mariage plus que difficile.

Je vous invite chaudement à découvrir l'écriture vive d'Abigail, trop longtemps restée dans l'ombre.  Vous lirez Little Women avec d'autres yeux. Un grand merci donc à Eve LaPlante!

A découvrir également son ouvrage Marmee and Louisa : The Untold Story of Louisa May Alcott and Her Mother.



An Interlude de William Sergeant Kendall (1907)
Ce tableau de William Sergeant Kendall illustre à merveille la couverture du livre d'Eve LaPlante. Il nous montre sa femme embrassant leur petite fille de cinq ans, Beatrice.


mercredi 1 mai 2013

Little Men de Phil Rosen (1935)


Cette adaptation de 1935 nous présente une Jo attachante, vive et un peu espiègle. J'ai beaucoup aimé la voir courir dans les escaliers avec son nouveau protégé et participer à la bataille d'oreillers avec les enfants.



Fritz, en revanche, paraît un peu rigide et moins optimiste que son épouse. Craignant que Nat, le petit nouveau, ait une mauvaise influence sur ses protégés, il hésitera à le garder à Plumfield. Je ne me souviens pas d'une telle attitude dans le roman de Louisa!


Le film reprend quelques scènes importantes du roman comme l'incendie causé par le cigare fumé par les garçons ou encore la fameuse punition infligée à Nat :

Quand tu diras un mensonge, je ne te punirai pas mais toi, tu me puniras! Tu me donneras des coups de règle comme au bon vieux temps. Me faire mal à moi et non pas à toi peut être un moyen très efficace. Fritz à Nat (p.49 in Le rêve de Jo March aux éditions Casterman)


L'argent volé est au centre de l'intrigue et va conduire Dan jusqu'en maison de correction!

On retrouve dans ce film de grands acteurs comme Hattie McDaniel qui a joué dans "Gone with the wind", pour ne citer qu'elle.


Vous trouverez la liste des acteurs sur ce site : allmovie.com 

Cette adaptation est plutôt sympathique mais je lui ai préféré celle de 1940 qui me paraît un peu plus dynamique. De plus, le son est très mauvais et j'ai eu bien du mal à comprendre tous les dialogues.

Petit coup de cœur pour l'adorable terrier :



Le DVD est disponible sur amazon.co.uk

lundi 11 février 2013

Mon livre est chez Louisa!

 (source)

Mon livre sur Louisa est arrivé à Orchard House grâce à Susan, une grande passionnée des Alcott.
Elle a présenté mon livre à Lis Adams, Education Coordinator au musée.
Autant vous dire que j'ai été très émue par leur attention et par cette photographie :


Comme j'ai hâte de me rendre à Concord en personne!

samedi 2 février 2013

May à Grez Sur Loing (1877)

Grez Sur Loing est une petite commune d’Île de France située à une quinzaine de kilomètres de Fontainebleau et qui, au XIXème Siècle, attira de nombreux artistes.

Durant quarante ans, jusqu'à la guerre de 14, la famille Chevillon allait materner, nourrir et soigner avec une inépuisable bonté plusieurs générations d'artistes. Écrivains  peintres, musiciens que leurs pays d'origine revendiquent aujourd'hui. Des frères Palizzi aux frères Goncourt, d'August Strindberg à Robert Louis Stevenson, de Théodore Robinson à Carl Lindström, tous célèbres chez eux, court le même fil. Un lien. Un lieu. L'auberge Chevillon. A Paris, à New York, les galeries exposent désormais ce qu'il est convenu d'appeler "l'Ecole de Grez.  
Alexandra Lapierre, in Fanny Stevenson

May Alcott Nieriker y séjourna durant l'été 1877. J'ai découvert, grâce au passionnant ouvrage de Caroline Ticknor, May Alcott : A memoir, que May aurait choisi de demeurer à la pension Laurent et non au célèbre Hôtel Chevillon.
Hélas, selon les propriétaires de l'ancienne pension Laurent, aucun registre n'aurait été tenu ou du moins, conservé.
May est décidément, très difficile à filer!




The Bridge at Grez Sur Loing de Camille Corot

The Bridge at Grez de Robert Vonnoh


Grez Sur Loing de Robert Vonnoh
Et voici l'Hôtel Chevillon : 



Et enfin, l'ancienne pension Laurent ou Hôtel Beauséjour :




Pour en savoir plus sur Grez Sur Loing : http://www.artistes-grezsurloing.fr

Grez quite corresponds on one side of the Atlantic, to Clark's Island, off Plymouth, Mass., on the other, and though not by the sea, it still possesses the same charm to those who have once been adventurous enough to spend a summer there. 

May in Studying art abroad, and how to do it cheaply (1879)

lundi 14 janvier 2013

Little Women : A Merry Christmas

Découvrez la charmante bande dessinée de Dani Jones
Espérons qu'elle ait l'intention d'adapter la suite... Je vous donne des nouvelles de ce projet prochainement!
(http://danidraws.com)

Edit : L'auteur envisage bien d'adapter le roman dans son intégralité. A suivre, donc...